Le brasseur
Parler de soi n’est jamais évident, alors je vais laisser un commentateur imaginaire (… non, pas une intelligence artificielle) me présenter à vous : « Derrière cette micro-brasserie se cache un Barisien de naissance qui apprit à connaître « sa » ville et à l’apprécier. Maintenant qu’il est un peu plus grand, il veut participer à son épanouissement. Il s’appelle Valentin et vous le connaissais peut-être déjà de vue si vous fréquentez le cinéma de Bar-le-Duc. En effet, il vous reçoit en caisse, vous délivrant le petit sésame pour aller voir le film de votre choix avec la confiserie qui vous fait plaisir.

Au-delà de ça, le contact avec les spectateurs et plus largement avec les gens, est quelque chose qu’il affectionne. Ce plaisir à échanger, à partager, il en a pris conscience lors de ses études supérieures à Nancy, en Faculté de Lettres. Dirigé vers les Sciences humaines et licencié plus spécifiquement en Histoire de l’Art et Archéologie, il s’est orienté vers des métiers au contact du public dans l’optique de participer à l’enrichissement culturel de chacun.
L’attrait pour la bière et l’univers brassicole quant à lui, il l’a contracté d’abord par une pratique personnelle et assidue de la « dégustation » dudit breuvage mais surtout à la suite d’une visite guidée de l’exposition « Bières à Bar, Histoire des brasseries barisiennes » en 2015, au Musée barrois. Ce fut son « inception » ; la graine d’une idée venait d’être semée. Tout le long de ses études et de ses expériences professionnelles et personnelles, elle germera lentement.
Et c’est peu de temps avant le Covid qu’il prit la décision de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale. Combinant ses passions pour l’Histoire et le Patrimoine, son attachement à sa ville natale, son ambition à vouloir la valoriser tout en y apportant sa marque, il se rendit compte que cela n’était pas une simple lubie mais bien un projet de vie. En dépit de sa bonne volonté, il su que ça l’amènerait à travailler en profondeur sur lui-même pour relever ce défi et que ça prendrait du temps.
Il entama donc sa préparation à devenir brasseur et chef d’entreprise. Il suivi plusieurs modules de formations à la création et gestion d’entreprise avec le soutien de Pôle emploi (aujourd’hui France Travail). D’autre part, il réalisa des stages dans plusieurs microbrasseries locales, ainsi qu’une formation à l’Institut Français des Boissons, de la Bière et de la Malterie (IFBM) à Nancy. Enfin, en parallèle, il brassait ses premières bières qu’il faisait goûter à son entourage et en affinait toujours plus les recettes de celles qu’il comptait proposer à la vente.
Nous voilà donc en 2025 et les efforts fournis durant ces dernières années ont payé. Après avoir connu le doute et les déconvenues, s’être remis en questions et avoir repris confiance, désireux de rester fidèle à ses principes et d’aller au bout de ce qui avait été commencé ; sans oublier ce qui peut s’apparenter au « cinquième élément » : le soutien de ses proches et d’une communauté constituée lors de la mise en ligne de sa cagnotte Ulule, il fait enfin voir le jour à BRA’BAR : La Brasserie Barisienne ! Une invitation au voyage et à la découverte de nouveaux horizons par-delà le fond de son verre ! »
Commençons par cheminer sur les routes de Bohême avec ma Pils au miel et au Tilleul, Aneta. Découvrez ses saveurs céréalières, son amertume herbacée et son parfum de Tilleul qui en fait une bière de soif légère, typiquement tchèque.
Continuons avec une « petite » bière traditionnelle, très légère qui vous fera plonger dans ce Bar-le-Duc de carte postale. La Songeuse est une bière de table, douce et parfumée à la fleur de Pensée, qui accompagnera vos repas ou rêveries quotidiennes.
Ensuite, prenons le large, direction Madras, mon India Pale Ale au miel et Jasmin. Ses houblons originaires de Grande-Bretagne lui confèrent une amertume bien présente et très florale. Un voyage dans le temps et l’espace jusqu’en Inde coloniale avec son entêtante senteur de Jasmin.
Teutobourg, quand à elle, est une « Schwarzbier » (« bière noire » en allemand) aux notes boisées grâce à l’ajout dans sa préparation, de bourgeons d’Épicéa. Son style comme son histoire reviennent sur l’antique et marquante bataille qui se déroula dans cette sombre et sauvage forêt germanique (au nord-ouest de l’actuelle Allemagne).
Enfin, je vous propose ma bière d’hiver, Sainct-Nicholas. Elle réunit les ingrédients traditionnels du pain d’épice, intimement lié au saint lorrain par ses origines du Levant. Cette bière vous transporte dans les pas du mythique évêque de Myre (ville du sud-ouest de la Turquie, aujourd’hui Demre) à travers la Méditerranée.




