MADRAS, India Pale Ale au miel et Jasmin

L’Essentiel

Titrage en alcool :
Ingrédients : eau, malt d’orge (Pale Ale), houblons (Admiral, Challenger, East Kent Golding, Fuggle), Jasmin, levures et miel
Fermentation : haute
Couleur : dorée, teinte cuivrée
Qualités : houblonnée, senteurs de Jasmin, florales, épicées et pointes d’agrumes
Amertume : subtile mais affirmée, légèrement herbacée
Rondeur : légère et sèche, céréalière
Conservation : debout au frais et à l’abri de la lumière
Consommation : dans les 6 mois de préférence
Service : 6 ou 8°C
Accompagnements : sushis, fruits de mer et poissons en sauce, cuisine épicée et orientale, notamment indienne, viandes grillées ou burgers, fromages forts et robustes à pâte dure, mousse ou desserts au chocolat noir, fruits exotiques…

  • MADRAS en quelques mots

Mon India Pale Ale (IPA) veut incarner par ses flaveurs, le voyage au long cour de cette bière fortement houblonnée, brassée à l’époque de l’Angleterre impériale, à destination des lointaines et fabuleuses Indes Orientales.
Avec une amertume affirmée et longue en bouche, riche de nobles variétés de houblons purement britanniques tels qu’Admiral et Challenger, cette Ale blonde nous rappelle dès les premières gorgées d’où l’on part quand on est Anglais en quête d’aventure. Mais très vite, les notes florales des houblons East Kent Golding et Fuggles, nous évoquent déjà les paysages exotiques du bout du monde. Renforcé par le parfum du Jasmin, reine des fleurs en Inde, dont les effluves saturent l’atmosphère dès les premiers dans Madras.
Capitale de la « présidence » (région administrative) éponyme durant l’ère coloniale britannique en Inde (du XVIIe au XXe siècle), Madras fut le point de départ de la conquête économique puis militaire par la British East India Company (BEIC (Compagnie Britannique des Indes Orientales)) du vaste sous-continent indien. Jeux de pouvoir sur les potentats locaux émaillés de conflits armés contre les compagnies européennes rivales, ce qui n’était qu’un petit village de pêcheurs coiffé du fort Saint-Georges finit par s’imposer et devenir une ville majeure, participant à la main mise de la BEIC sur toute l’Inde.
De ce passé, Madras – rebaptisée Chennai en 1996 – conserve et incarne encore aujourd’hui la vitalité commerciale et industrielle de l’Inde. L’ancien comptoir britannique est aussi resté un prolifique creuset culturel et intellectuel, s’érigeant en bastion d’une identité indienne nuancée et plurielle, à l’opposé d’autres grandes métropoles nationales aux discours et institutions plus radicales.

Maintenant sans doute assoiffé, vous pouvez vous désaltérer et apprécier l’exotisme de Madras.